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Prête-moi à luiChapitre 1

Chapitre 1 compte environ 10 059 caractères et constitue l’un des 3 chapitres d’ouverture catalogués sur ce site.

Après cinq ans de mariage, ma femme était enfin enceinte. Ma mère et moi étions sur un petit nuage, impatients d'accueillir ce bébé.

Jamais, même dans mes pires cauchemars, je n'aurais imaginé que dès mon départ en mission à l'étranger, elle irait avorter en cachette.

Son motif ? Aider son amour de jeunesse à calmer sa famille qui le harcelait pour qu'il se marie.

Fou de rage et le cœur brisé, j'ai pris le premier vol de nuit. En poussant la porte de mon propre appartement, je suis tombé sur lui, sortant de ma salle de bain avec une simple serviette autour de la taille.

Léa a paru surprise de me voir.

« Qu'est-ce que tu fais là ? Ne te fais pas d'idées bizarres. Sa famille est de passage en ville, Maxime avait juste besoin qu'on lui dépanne l'appartement pour deux jours. »

En entendant ça, j'ai esquissé un vague sourire. J'ai pris sa main pour la déposer directement dans la sienne.

« Dans ce cas, pourquoi je ne te prêterais pas à lui, toi aussi ? »

Après cinq ans de mariage, ma femme était enfin enceinte. Ma mère et moi étions sur un petit nuage, impatients d'accueillir ce bébé.

Jamais, même dans mes pires cauchemars, je n'aurais imaginé que dès mon départ en mission à l'étranger, elle irait avorter en cachette.

Son motif ? Aider son amour de jeunesse à calmer sa famille qui le harcelait pour qu'il se marie.

Fou de rage et le cœur brisé, j'ai pris le premier vol de nuit. En poussant la porte de mon propre appartement, je suis tombé sur lui, sortant de ma salle de bain avec une simple serviette autour de la taille.

Léa a paru surprise de me voir.

« Qu'est-ce que tu fais là ? Ne te fais pas d'idées bizarres. Sa famille est de passage en ville, Maxime avait juste besoin qu'on lui dépanne l'appartement pour deux jours. »

En entendant ça, j'ai esquissé un vague sourire. J'ai pris sa main pour la déposer directement dans la sienne.

« Dans ce cas, pourquoi je ne te prêterais pas à lui, toi aussi ? »

Léa s'est figée.

Elle m'a dévisagé, totalement incrédule, avant de serrer les dents.

« Nathan, mais qu'est-ce que tu racontes ? »

« Je suis ta femme ! Comment tu peux dire un truc pareil, proposer de me prêter à un autre mec ? »

J'ai lâché un rire amer.

Ce contrat professionnel m'avait vidé : six mois harassants à l'autre bout du monde. Mais la prime était énorme.

Au départ, je refusais de partir.

Et puis Léa était tombée enceinte.

Pour offrir la meilleure vie possible à notre enfant, j'avais ravalé mes doutes et accepté le job.

Alors que le chantier touchait à sa fin, je suis tombé sur un post sur le profil de Maxime.

Léa était pendue à son bras, jouant officiellement le rôle de sa petite amie sous les félicitations enthousiastes de toute la belle-famille. Et pire encore : elle avait avorté de notre bébé.

Voir ça a pulvérisé mon existence. J'ai réservé le premier vol de nuit et j'ai foncé droit chez moi.

Et qu'est-ce que j'ai trouvé ? Maxime, déambulant à moitié à poil en sortant de ma propre salle de bain.

À cette seconde précise, chaque miette d'amour que j'éprouvais pour elle est morte net.

J'ai ricané.

« Je vous donne simplement ma bénédiction, à toi et Maxime. »

« Après tout, tu viens bien de proclamer haut et fort devant tout le monde que tu es sa copine, non ? »

Léa a froncé les sourcils, la colère montant d'un coup.

« Nathan ! Tu ne comprends vraiment rien ? Ses parents n'arrêtent pas de lui mettre la pression pour qu'il se case. Il était au bout du rouleau, je lui ai juste rendu service. »

« Tu pourrais pas te comporter en homme pour une fois ? Pourquoi tu es toujours aussi mesquin et jaloux ? »

En la voyant prendre sa défense, Maxime a baissé la tête d'un air misérable et blessé.

« Nathan, si ça te blesse, je peux tout expliquer à mes parents. S'il te plaît, ne te dispute pas avec Léa à cause de moi. »

« Même si ma mère me renie ou me massacre, j'assumerai. »

Léa s'est aussitôt attendrie pour lui.

« Laisse tomber, Maxime ! Il a toujours eu l'esprit étroit. Il n'est bon à rien à part faire des crises de jalousie pitoyables à longueur de journée. »

Elle s'est retournée vers moi, l'œil noir. « Nathan, si tu continues ton cirque, pousse pas le bouchon trop loin ! »

J'ai explosé de rire devant tant de culot.

Pendant nos cinq années de mariage, je l'avais suppliée des dizaines de fois de m'accompagner dans ma région natale.

Elle avait toujours refusé sous mille prétextes, prenant des airs dégoûtés sous prétexte que ma famille venait d'un petit coin de campagne sans intérêt.

Et pourtant, la voilà qui traversait le pays sans l'ombre d'une hésitation pour aller chez les parents de Maxime.

C'était une mauvaise blague.

Mon regard est devenu glacial.

« Très bien. Oublions tout ça deux secondes. Réponds juste à une question : où est notre bébé ? »

« Léa ! Pourquoi tu as tué notre enfant dans mon dos ?! Tu savais à quel point je voulais ce bébé ! »

Cinq ans de mariage sans réussir à concevoir.

J'avais enchaîné les cliniques de fertilité, les examens invasifs et tous les protocoles médicaux les plus lourds.

J'avais tout enduré sans broncher, mais rien ne marchait.

Les ragots et les messes basses me collaient à la peau partout où j'allais.

À chaque fête de famille, les proches me cuisinaient avec un mélange de pitié et de jugement, au point que j'en venais à redouter la moindre réunion familiale.

Ce n'est que cette année, quand Léa était enfin tombée enceinte, que mon honneur avait été lavé.

J'avais déjà dépensé une fortune en cours prénataux.

J'avais réservé la meilleure clinique privée pour le séjour post-partum et retenu les meilleures nourrices un an à l'avance.

Je ne voulais qu'une chose : offrir ce que le monde a de mieux à notre enfant.

Ma mère avait même mis sa propre vie entre parenthèses, faisant ses valises pour venir s'installer chez nous et s'occuper de Léa.

Léa savait mieux que quiconque ce que ce bébé représentait pour moi.

Et elle avait avorté.

Le visage de Léa a légèrement pâli. « Nathan, on pourra toujours en faire un autre plus tard. C'était juste beaucoup trop de pression pour nous en ce moment. »

Trop de pression ? Quelle excuse lamentable !

En cinq ans de mariage, je ne l'avais jamais laissée lever le petit doigt.

Chaque centime que je gagnais allait droit sur son compte. Peu importe à quel point le travail m'éreintait ou me brisait, je n'avais jamais rapporté mon stress à la maison.

Elle n'avait pas l'ombre d'une pression. Ce n'était qu'un mensonge éhonté !

Une lueur de mépris a traversé le regard de Maxime, même si sa voix restait douce et contrite.

« Nathan, n'en veux pas à Léa. C'est entièrement ma faute. »

« Mes parents poussaient tellement. J'ai supplié Léa de m'aider, et elle a fait ça uniquement pour éviter que mes parents se posent des questions si elle débarquait enceinte. »

Ces mots m'ont fait bouillir le sang. J'ai décoché mon poing droit en plein dans la mâchoire de Maxime.

« Éviter que tes parents se posent des questions ?! Vous avez tué mon bébé pour une raison aussi stupide ?! »

J'ai braqué mon regard vers Léa. « Léa, tu as une âme, bordel ? Tu sais très bien que ma mère a le cœur fragile et que son unique souhait était de voir son petit-enfant ! Même si tu n'en voulais pas, tu aurais au moins pu me le dire ! »

Folle de rage, Léa m'a repoussé violemment. « Ce n'était qu'un fœtus ! C'est fait, c'est fait ! Pourquoi tu t'en prends à Maxime ?! »

Elle s'est précipitée vers lui, inspectant son visage avec une inquiétude paniquée. « Excuse-toi auprès de lui immédiatement ! »

« Moi ? M'excuser auprès de lui ?! »

Je n'en croyais pas mes oreilles. J'ai serré les poings à m'en faire craquer les phalanges. « Il ne mérite même pas que je respire dans sa direction, alors des excuses, tu peux courir ! »

« Vous avez vu ça ? Mon fils s'est acheté ce superbe penthouse entièrement tout seul ! »

La voix d'une femme d'âge mûr a résonné alors que la mère de Maxime ouvrait la porte d'entrée, plastronnant bruyamment devant la famille qui la suivait.

Dès qu'elle a franchi le seuil et aperçu l'hématome sur la joue de son fils, elle a hurlé : « Qui a fait ça ?! Comment ose-t-on lever la main sur mon fils chez lui ?! »

J'ai baissé les bras, sidéré. « De quoi vous parlez, chez lui ? C'est mon appartement. »

La mère de Maxime m'a toisé avec un dédain absolu. « Cet endroit appartient à mon fils, Maxime ! Ma belle-fille est juste là. Tu te prends pour qui, toi ? »

« Attends... c'est toi, le voyou qui a frappé mon fils, c'est ça ?! »

Sa voix est devenue stridente tandis qu'elle me plantait son index sous le nez.

Je n'ai même pas pris la peine de lui répondre. J'ai fixé Léa, la voix tremblante de fureur.

« Léa. Dis-leur à qui appartient cet appartement. »

Léa s'est pétrifiée. Un éclair de culpabilité a traversé ses yeux, et elle est restée là, sans voix.

Maxime a ostensiblement exhibé sa mâchoire rougie et a passé un bras possessif autour de la taille de Léa.

« Si c'est pas à moi, ce serait à toi, peut-être ? »

Sur ces mots, Léa m'a regardé d'un œil de marbre. « Bien sûr que cet appartement est à Maxime. »

La mère de Maxime a éclaté d'un rire triomphant. « Vous avez entendu ? Ça sort tout droit de la bouche de ma belle-fille ! »

Les proches ont enchaîné, couvrant Maxime d'éloges :

« Maxime a vraiment réussi sa vie ! Un penthouse pareil, avec une femme aussi sublime ! »

« La prochaine étape, c'est un bébé, hein ? N'oubliez pas de nous inviter pour fêter ça ! »

J'étais sur le point d'exploser. Mes poings tremblaient tellement je serrais fort.

Voyant mon regard noir, la mère de Maxime m'a pointé du doigt en braillant : « Toi ! C'est toi qui as agressé mon fils ! »

« S'introduire chez les gens et les frapper ? Il y a des lois dans ce pays ! »

Les yeux injectés de sang, j'ai rugi : « Je suis chez moi ! Les seuls qui doivent dégager d'ici, c'est vous ! »

Elle a mis les poings sur les hanches, glapissant comme une furie.

« Il est complètement timbré ! »

« Qu'est-ce que vous attendez, vous autres ? Foutez ce fou furieux dehors ! »

Aussitôt, les hommes de la famille ont avancé, me dévisageant avec hostilité.

« Dégage ! Rapproche-toi encore de chez Maxime et on te brise les jambes ! »

« Tu oses lever la main sur Maxime ? On va te donner une bonne leçon avant de te jeter sur le trottoir ! »

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